Isabelle Becu-Salaü pour la Direction Départementale de la Cohésion sociale

Isabelle Becu-Salaü pour la Direction Départementale de la Cohésion sociale

L’incendie de théâtre Prémol est désormais éteint.

La culture, le théâtre, l’éducation populaire et l’investissement de toutes celles et ceux qui les font vivre ne meurent jamais, ne partent jamais en fumée.

Durant toute la période de reconstruction, l’État, les services de la Préfecture, du Ministère de la Culture et de la Direction de la Cohésion sociale de l’Isère, se sont mobilisés aussi bien pour dégager des moyens financiers importants que par l’attention et la vigilance pour que l’axe de création Prémol continue à exister y compris dans l’attente de nouvelles infrastructures.

Pourquoi une telle unanimité de tous les partenaires État, Ville de Grenoble, Conseil départemental ?
Parce que les projets de l’axe de création Prémol sont remarquables au plan éducatif et citoyen, intégrés à la vie d’un quartier politique de la Ville, toujours le fruit d’une réflexion sociale et politique voire philosophique, conduite avec des jeunes qui s’en emparent avec l’aide de grands témoins de leur temps prêtant leur concours avec enthousiasme.

Parce les jeunes et adultes, qui s’y investissent, mettent en partage pour leurs spectateurs, leur enthousiasme, la beauté de leur travail et de leurs propres capacités créatives, le théâtre, la danse, le chant et la culture.

Qu’ils réfléchissent sur les évolutions sociales et de leur quartier (Ionesco version VO, La crise, associant des  personnes âgées/en situation de handicap), les parcours d’immigration et d’intégration (Diver’cité),
revisitent un classique de Jean-Paul Sartre (Sales lendemains) et pour la dernière production un destin féministe avant l’heure (Le salon de Manon en 2019), la qualité de leur réflexion et de la création artistique est remarquable, poussée par une cheffe d’orchestre, pédagogue, metteur en scène et chorégraphe tout aussi remarquable.

Chaque création apporte une contribution majeure à l’éducation au vivre ensemble, prouvant que la culture, même pour des œuvres ardues, peut être partagée voire transcrite en rap. Chaque création est une étape décisive de la vie des centaines de jeunes impliqués à un titre ou un autre et qui se sont succédé au fil du temps.

Où que leurs pas les conduisent, ils portent l’éducation populaire dans leurs projets de vie, je peux en témoigner, et auprès de leurs spectateurs fidèles et médusés.